Dans Battlefield, la guerre ne se joue pas uniquement au sol. Depuis Battlefield 1942, les combats aériens font partie des éléments emblématiques de la série, et Battlefield 6 comme REDSEC ne dérogent pas à la règle. Encore faut-il savoir maîtriser son appareil avant de vouloir dominer le ciel.
Avec la mise à jour 1.4.2.0 de la Saison 4, deux nouveaux avions viennent enrichir l’arsenal aérien : le F-74A Seacat et le F/A-81F Super Spectre. Ces deux appareils introduisent notamment un siège supplémentaire destiné au NOSA, permettant à un second membre de l’escouade de participer activement aux combats.
Voici tout ce qu’il faut savoir pour débuter, améliorer son pilotage et choisir l’avion adapté à son style de jeu.
Les commandes de base à connaître
Avant de chercher à réaliser des manœuvres complexes, la priorité est de maîtriser les commandes fondamentales. Les commandes par défaut peuvent être modifiées dans les paramètres, notamment la sensibilité et le comportement du pilotage.
| Action | PC | PlayStation 5 / Xbox Series X|S |
|---|---|---|
| Accélérer | O | Joystick gauche vers le haut |
| Ralentir | S | Joystick gauche vers le bas |
| Piquer | Flèche bas / souris vers le bas | Joystick droit vers le haut |
| Caber | Flèche haut / souris vers le haut | Joystick droit vers le bas |
| Lacet gauche | A | Joystick gauche vers la gauche |
| Roulis gauche | Flèche gauche / souris vers la gauche | Joystick droit vers la gauche |
| Roulis droit | Flèche droite / souris vers la droite | Joystick droit vers la droite |
| Post-combustion | Maj gauche | L3 |
| Changer de caméra | C | R3 |
| Vue libre | V | BMD bas |
| Viser / zoomer | Clic droit | LT / L2 |
| Arme principale | Clic gauche | RT / R2 |
| Changer d’arme | F / molette haut | Triangle / Y |
| Recharger | R | Carré / X |
| Équipement 1 | 3 | BMD gauche |
| Équipement 2 | 4 | BMD droite |
| Sortir de l’avion | E | Maintenir Triangle / Y |
Sur PC, les joueurs peuvent notamment personnaliser les commandes de tangage. Certains préfèrent ainsi inverser le comportement vertical afin que déplacer la souris vers le bas fasse monter le nez de l’appareil.
Les commandes de vol simplifiées : une bonne porte d’entrée
Depuis la mise à jour 1.4.2.0, Battlefield 6 propose également des commandes de vol simplifiées. Elles reprennent une philosophie proche du pilotage des hélicoptères et automatisent une partie du travail normalement effectué avec le tangage, le roulis et le lacet.
L’idée est simple : au lieu de contrôler séparément les mouvements de l’avion, il suffit de regarder dans la direction souhaitée.
Les quatre commandes principales sont les suivantes :
| Action | PC | Manette |
| Tourner à gauche | Flèche gauche / souris gauche | Joystick droit gauche |
| Tourner à droite | Flèche droite / souris droite | Joystick droit droite |
| Descendre | Flèche bas / souris bas | Joystick droit bas |
| Monter | Flèche haut / souris haut | Joystick droit haut |
Cette configuration est particulièrement intéressante pour les débutants. Elle permet de se concentrer sur la trajectoire, les cibles et l’environnement sans devoir gérer simultanément plusieurs axes de contrôle.
Il n’y a donc aucune raison de considérer les commandes simplifiées comme une solution réservée aux débutants. Si elles permettent d’éviter les crashes et de rester suffisamment longtemps dans les airs pour être utile à son équipe, elles remplissent parfaitement leur rôle.
Les bases pour rester en l’air
La première difficulté lorsqu’on commence à piloter est souvent la plus évidente : ne pas s’écraser.
Pour progresser, mieux vaut commencer par effectuer des trajectoires simples et maintenir une altitude raisonnable. Restez à quelques centaines de mètres du sol et surveillez constamment votre position par rapport aux bâtiments, aux reliefs et aux limites de la carte.
Les mouvements brusques sont rarement nécessaires. Des corrections plus subtiles permettent de conserver le contrôle de l’appareil tout en laissant davantage de marge pour réagir à une menace.
Il faut également éviter de s’approcher du QG adverse. Les canons antiaériens automatiques contrôlés par l’IA peuvent rapidement mettre fin à votre sortie aérienne.
À l’inverse, voler au-dessus de votre propre QG, à une altitude suffisamment basse, peut permettre de récupérer une partie de la santé perdue.
Apprendre à utiliser les caméras
La caméra est aussi importante que les commandes de vol.
La vue à la troisième personne offre une meilleure vision globale de l’appareil et de ce qui l’entoure. Elle est particulièrement pratique lorsque vous recherchez des menaces aériennes ou lorsque vous traversez une zone sans combat immédiat.
La vue à la première personne apporte quant à elle davantage de précision pour viser. Elle réduit cependant votre champ de vision.
Une bonne habitude consiste donc à alterner entre les deux. Utilisez la troisième personne pour surveiller votre environnement, puis passez en première personne ou utilisez le zoom lorsque vous engagez une cible.
Comment éviter les verrouillages ennemis
Les avions et les unités au sol peuvent verrouiller votre appareil. Les leurres constituent votre première ligne de défense, mais leur utilisation doit être réfléchie puisqu’ils sont limités.
Une autre solution consiste à voler très près du sol. Sous les 30 mètres d’altitude, les systèmes ennemis ne peuvent pas verrouiller votre position.
Cette technique est cependant risquée. À basse altitude, le moindre bâtiment, arbre, relief ou autre obstacle peut devenir fatal. Il faut donc constamment équilibrer sécurité et capacité à échapper aux systèmes de ciblage.
Les obstacles peuvent également être utilisés à votre avantage pour casser la ligne de vue et empêcher un missile de poursuivre sa trajectoire.
Le mitraillage au sol
Les nouveaux pilotes ont souvent tendance à rechercher immédiatement les duels air-air. Pourtant, le soutien au sol peut avoir un impact considérable sur une partie.
Pour attaquer une cible terrestre, commencez par prendre suffisamment d’altitude pour identifier correctement votre cible. Effectuez ensuite une descente rapide mais contrôlée avant d’ouvrir le feu.
Le positionnement est essentiel : la plupart des armes doivent être orientées vers la cible au moment du tir. Les bombes répondent toutefois à une logique différente puisqu’elles sont larguées sous l’appareil et nécessitent donc d’anticiper leur trajectoire.
Avec l’expérience, le timing des passes de bombardement et des mitraillages devient progressivement plus naturel.
Les quatre avions de Battlefield 6
Depuis la Saison 4, quatre avions à réaction peuvent être pilotés. Ils ne remplissent pas tous le même rôle : certains sont conçus pour le combat air-air, tandis que d’autres privilégient l’attaque au sol.
À noter que seuls le F-74A Seacat et le F/A-81F Super Spectre sont disponibles dans le mode à durée limitée de Battlefield REDSEC.
F-74A Seacat : le spécialiste du combat aérien
Le F-74A Seacat est un chasseur de défense de flotte principalement destiné au combat air-air. Ses capacités contre les cibles terrestres restent plus limitées.
Sa particularité est d’être un appareil biplace. Le pilote est accompagné d’un NOSA installé derrière lui, ce qui permet à un second joueur de participer directement aux affrontements.
Le pilote dispose notamment d’un canon rotatif de 20 mm efficace contre les avions, les hélicoptères, les véhicules légers et l’infanterie. Il bénéficie également d’un missile à verrouillage automatique.
Le Seacat se distingue par ses ailes à géométrie variable. Le pilote peut ainsi privilégier la vitesse ou la maniabilité selon la situation.
Le NOSA dispose de son côté de deux types de missiles antiaériens. Le premier recherche et verrouille activement les cibles. Le second, utilisable contre les cibles situées sur les côtés ou derrière l’appareil, peut notamment réacquérir une cible après la perte du suivi ou l’utilisation de contre-mesures.
Le Seacat est donc particulièrement intéressant pour les escouades capables de communiquer efficacement entre le pilote et le NOSA.
F/A-81F Super Spectre : la polyvalence avant tout
Le F/A-81F Super Spectre adopte une approche différente. Ce chasseur multirôle peut aussi bien participer aux combats aériens qu’attaquer les forces terrestres.
Comme le Seacat, il dispose de deux sièges.
Le pilote utilise par défaut un canon rotatif, avec la possibilité de remplacer ses munitions de 20 mm par des obus perforants. Ces derniers sont plus efficaces contre les véhicules lourds, mais leur vitesse plus faible demande davantage de précision.
L’arme secondaire peut également être adaptée au style de jeu. Le pilote peut choisir entre un missile à verrouillage automatique et un missile anti-radiation capable de rechercher et perturber les systèmes utilisant des lanceurs à verrouillage automatique.
L’appareil peut aussi recevoir des roquettes ou une bombe sans verrouillage capable de provoquer d’importants dégâts de zone.
Le NOSA dispose quant à lui de plusieurs options, notamment des missiles antiaériens de type IGLA ou un brouilleur capable de perturber les capacités de ciblage d’un adversaire tout en désactivant son radar aérien.
Pour son arme secondaire, le NOSA peut choisir entre une bombe à pénétration de précision et un missile téléguidé manuellement.
Le Super Spectre s’adresse donc aux joueurs qui veulent pouvoir changer de rôle rapidement au cours d’une même partie.
F-61V / F39-E : l’avion d’assaut
L’avion d’assaut, appelé F-61V par l’OTAN et F39-E par Pax Armata, est l’un des appareils disponibles depuis le lancement du jeu.
Il s’agit d’un avion monoplace spécialisé dans les attaques air-sol.
Son canon rotatif est particulièrement efficace contre les véhicules terrestres légers et l’infanterie. Il peut également être utilisé contre les appareils ennemis et servir de moyen de défense lors d’un combat aérien.
Son arme secondaire est composée de missiles air-sol guidés par verrouillage, capables d’infliger d’importants dégâts aux véhicules lourdement blindés.
L’appareil dispose également d’une bombe à forte traînée. Elle est relativement lente une fois larguée, mais sa charge explosive peut être dévastatrice contre les chars et les groupes d’infanterie.
La difficulté principale consiste à maîtriser le timing du largage.
F-97 Kestrel / Su-57 : le spécialiste air-air
L’avion de chasse est le principal appareil monoplace dédié au combat aérien.
Le F-97 Kestrel et son équivalent Su-57 combinent un canon rotatif et des missiles antiaériens guidés par verrouillage. Cette combinaison permet d’engager efficacement les autres véhicules aériens.
La coordination avec les troupes au sol peut également accélérer l’acquisition des cibles. Un membre de l’escouade équipé d’un désignateur laser ou d’une fléchette traçante peut notamment aider à obtenir plus rapidement un verrouillage.
L’appareil dispose également de leurres et d’une bombe, mais avec une charge utile inférieure à celle de l’avion d’assaut.
Son rôle principal reste donc le combat air-air, avec la possibilité d’effectuer ponctuellement des attaques au sol.
Maîtriser la poussée vectorielle
L’avion de chasse dispose d’une mécanique supplémentaire permettant d’effectuer des manœuvres d’évitement avancées : la poussée vectorielle.
Elle permet de modifier la trajectoire de l’appareil en utilisant la post-combustion plutôt que les commandes de gaz traditionnelles.
Pour commencer à expérimenter cette mécanique, réduisez les gaz, maintenez la post-combustion puis utilisez le tangage et le lacet pour modifier la direction de l’avion.
Cette technique demande de l’entraînement, mais elle peut ouvrir la porte à des manœuvres particulièrement efficaces dans les combats aériens.
La manœuvre de Herbst
Cette manœuvre permet notamment d’inverser rapidement sa direction.
Réduisez les gaz, cabrez l’appareil et activez la post-combustion pour conserver votre altitude. Une fois orienté dans la direction souhaitée, utilisez à nouveau la post-combustion et remettez progressivement les gaz afin de stabiliser l’avion.
La manœuvre Cobra
La Cobra fonctionne comme un freinage aérien particulièrement agressif.
Après avoir atteint une vitesse élevée, réduisez les gaz tout en cabrant l’appareil. Utilisez ensuite la post-combustion et les commandes de tangage afin de reprendre progressivement le contrôle.
Le Falling Leaf
La descente en feuille morte est une technique d’évasion plus complexe.
Commencez par cabrer fortement l’avion et monter presque à la verticale. Coupez ensuite les gaz afin de provoquer la chute de l’appareil.
Pendant cette phase, utilisez le lacet alternativement à gauche et à droite pour modifier votre position tout en restant en décrochage vertical.
Lorsque la menace est écartée, remettez les gaz à fond, activez la post-combustion et piquez pour reprendre de la vitesse.
Ces techniques sont loin d’être indispensables pour débuter, mais elles constituent des objectifs intéressants pour les pilotes qui souhaitent perfectionner leur maîtrise des chasseurs.
La division de la manette des gaz
Les F-74A Seacat et F/A-81F Super Spectre peuvent également exploiter une mécanique appelée division de la manette des gaz.
En combinant un mouvement de lacet à gauche ou à droite avec une réduction des gaz et l’utilisation de la post-combustion, la puissance est répartie entre les moteurs.
Cette mécanique facilite certaines manœuvres acrobatiques et techniques d’évitement.
Elle demande toutefois une bonne connaissance du comportement de son appareil. Les pilotes débutants ont tout intérêt à maîtriser les fondamentaux avant de chercher à l’utiliser en plein combat.
Les 5 conseils essentiels pour progresser
1. Commencez simplement
Si le tangage, le roulis et le lacet vous semblent difficiles à gérer simultanément, activez les commandes de vol simplifiées. Elles permettent de diriger l’avion en regardant simplement dans la direction souhaitée.
2. Alternez les perspectives
La troisième personne est particulièrement utile pour surveiller les menaces et votre environnement. La première personne permet de gagner en précision lors des engagements.
Apprendre à passer rapidement d’une vue à l’autre peut faire une réelle différence en combat.
3. Communiquez avec votre NOSA
Dans un avion biplace, le pilote et le NOSA doivent travailler ensemble.
Prévenez votre partenaire avant d’effectuer une manœuvre brusque. Un virage violent peut perturber son ciblage et lui faire perdre un verrouillage au moment où il devient nécessaire.
4. Économisez vos leurres
Ne déployez pas vos contre-mesures dès qu’un adversaire commence à vous viser.
Attendez autant que possible que la menace soit réellement engagée afin de maximiser l’efficacité des leurres. À défaut, une trajectoire à basse altitude ou l’utilisation d’un bâtiment et d’un obstacle naturel peuvent également vous aider à casser un verrouillage.
5. Soyez patient
Le pilotage demande du temps. Les premiers vols risquent d’être ponctués de crashes, de trajectoires approximatives et de combats perdus.
La meilleure façon de progresser reste de pratiquer régulièrement, aussi bien en partie qu’à travers les expériences spécifiques aux avions proposées dans Portal.
Avec suffisamment d’entraînement, les commandes deviennent progressivement instinctives. Vous pourrez alors vous concentrer sur ce qui compte réellement : choisir votre cible, anticiper les menaces et exploiter les capacités propres à votre appareil.
Quel avion choisir pour débuter ?
Le choix dépend avant tout du rôle que vous souhaitez jouer.
Le F-74A Seacat conviendra aux joueurs qui veulent se concentrer sur le combat aérien et profiter d’un appareil biplace avec un NOSA.
Le F/A-81F Super Spectre est plus adapté à ceux qui recherchent de la polyvalence et souhaitent alterner entre combats air-air et attaques au sol.
L’avion d’assaut F-61V/F39-E privilégie clairement les cibles terrestres et constitue un choix naturel pour les joueurs qui aiment le soutien aérien rapproché.
Enfin, le F-97 Kestrel/Su-57 est destiné aux pilotes qui veulent principalement chasser les autres appareils et prendre le contrôle du ciel.
Quel que soit votre choix, la priorité reste la même : apprendre à conserver le contrôle de l’avion, comprendre son environnement et ne pas gaspiller ses contre-mesures. Une fois ces bases acquises, les manœuvres avancées et les combats aériens deviennent nettement plus accessibles.
Dans Battlefield 6, la maîtrise du ciel ne repose donc pas uniquement sur les réflexes. Elle demande aussi de la patience, de la connaissance et, dans le cas des nouveaux avions biplaces, une véritable coordination avec son escouade.
