Resident Evil Requiem : le guide de survie du parfait froussard
Vous ne me surprendrez jamais devant un film Saw. Pas besoin de passer une nuit chez Freddy pour savoir que ce n’est pas pour moi. Et pourtant…
Depuis le tout premier Resident Evil en 1996, je n’ai manqué aucun épisode principal de la saga, et Resident Evil Requiem, disponible dès ce soir sur Xbox Series X|S, ne fait pas exception. C’est simple : malgré ma sensibilité aux jump scares, la série de Capcom reste l’une de mes préférées de tous les temps.
Alors si vous aimez les jeux vidéo mais redoutez les sursauts incontrôlés et les monstres surgissant de l’ombre, voici quelques conseils pour profiter pleinement de ce qui s’annonce déjà comme l’un des grands jeux de 2026.
Préparez le terrain : survivre commence avant même de lancer le jeu
Certains puristes vous diront que l’expérience optimale d’un survival horror passe par une session nocturne, lumières éteintes, casque sur les oreilles, volume à fond. Mauvaise idée.
Créer un environnement apaisant est au contraire l’un des meilleurs moyens de garder l’horreur à sa place : confinée dans votre écran. Les jeux Resident Evil sont intenses par nature. Pour éviter la montée d’angoisse permanente, privilégiez des sessions en pleine journée.
Allumez la lumière si nécessaire. Baissez légèrement le volume. Vous n’avez pas besoin d’entendre chaque planche grincer en 7.1 pour ressentir la tension. Et surtout : utilisez la pause. Quand la pression devient trop forte, arrêtez-vous, regardez autour de vous, reconnectez-vous à votre environnement réel… puis replongez quand vous êtes prêt.
Ajustez les paramètres : la peur, oui. La frustration, non.
Avant de commencer votre partie, faites un détour par le menu Paramètres.
Le niveau de difficulté influe énormément sur la tension. Si vous avez l’impression que la mort vous attend à chaque coin de couloir, vous avancerez crispé, ce qui amplifie la peur. Heureusement, Resident Evil Requiem propose un mode Casual pensé pour permettre de profiter de l’histoire et des énigmes sans transformer chaque rencontre en épreuve insurmontable.
Après un premier run en difficulté Standard (moderne), l’équilibrage se révèle solide : munitions et soins sont présents en quantité raisonnable, sans annihiler le sentiment de danger.
Autre nouveauté notable : la possibilité d’ajuster la perspective. Si le jeu encourage la vue à la première personne lors des séquences avec Grace Ashcroft, l’option à la troisième personne offre une meilleure lecture de l’environnement. Un avantage précieux pour éviter les ennemis, ce que vous devriez faire aussi souvent que possible.
Apprendre à fuir : Grace n’est pas Leon
L’aventure vous fera alterner entre l’analyste du FBI Grace Ashcroft et l’inoxydable Leon S. Kennedy. Mais durant les premières heures, vous incarnerez principalement Grace.
Courageuse, certes. Mais loin d’être une machine de guerre.
Avec elle, l’approche est claire : infiltration, observation, fuite. Les affrontements directs sont rarement la meilleure option. Et le jeu exploite brillamment un principe fondamental du cinéma d’horreur : un monstre est toujours plus terrifiant lorsqu’on ne le voit pas clairement.
Lors d’une rencontre initiale, Grace fait face à une masse indistincte tapie dans l’ombre. Panique immédiate. Sprint désespéré. Impasse. Fin tragique.
Ou presque.
En restant immobile pour observer, on découvre que la créature ne tue pas instantanément. Deux coups peuvent être encaissés avant le Game Over. Une révélation essentielle : vous n’avez pas besoin d’être parfait pour survivre. Il suffit souvent de garder son sang-froid et de comprendre les règles du jeu.
Les patterns ne sont pas réservés aux Souls-like
Grande évolution dans cet épisode : les morts-vivants ne sont pas tous de simples pantins décérébrés. Leur transformation étant récente, beaucoup reproduisent encore les gestes de leur ancienne vie.
Un infirmier passe la serpillière.
Un cuisinier découpe mécaniquement de la viande avariée.
Un autre éteint même les lumières que vous laissez allumées.
Ce détail change tout.
Leurs déplacements deviennent prévisibles. Ils suivent des trajets répétitifs, ce qui permet de les contourner intelligemment. Inutile de vider vos maigres chargeurs. Distrayez-les, restez hors de leur champ de vision, observez leurs habitudes.
Une fois leurs limites comprises, la tension redescend nettement. La peur laisse place à la stratégie.
Vous allez y arriver
Les premières heures avec Grace sont les plus éprouvantes. Mais comme toujours dans Resident Evil, la peur s’apprivoise.
Après quelques sessions, on gagne en assurance. On améliore les compétences du personnage. On apprend à anticiper les moments où le jeu tentera de nous surprendre. Les jump scares deviennent moins imprévisibles, donc moins paralysants.
Survivre à la pire nuit de votre vie, c’est précisément la promesse de la saga. Et si un joueur naturellement allergique aux films d’horreur peut apprécier Resident Evil Requiem, alors tout le monde le peut.
Le jeu est disponible dès ce soir sur Xbox Series X|S. Mais personne ne vous jugera si vous attendez le lever du soleil pour lancer votre première partie.

